
Photographie d’ouverture : Ivo Ivanov. Archive de la médiathèque, distincte de l’édition 2026.
Une vieille mécanique, une ligne tracée dans le sable et un drapeau qui s’abaisse. Les Beach Races ont ce pouvoir rare : faire courir une époque entière. Avec Chris McGregor, le pilote que nous soutenons chez Hold Fast, cette culture prend un visage, une moto et un numéro : 1188.
Le sable comme terrain de jeu
Une Beach Race commence bien avant le départ. Elle commence à l’atelier, quand on cherche une pièce, qu’on reprend un réglage et qu’on se demande si la machine sera prête. Sur la plage, le travail devient visible : des motos dépouillées, des moteurs anciens et des pilotes venus faire vivre ce qu’ils ont construit.
Le TROG, The Race of Gentlemen, à Wildwood aux États-Unis, est une référence de cette scène. Rømø, au Danemark, et la Normandy Beach Race, à Ouistreham, lui donnent une résonance européenne. Au Japon, les Sand Flat’s ajoutent leur propre regard sur les machines et la culture du préparateur. Les lieux changent ; l’envie de remettre ces mécaniques en mouvement demeure.
Une sélection exigeante, jusque dans les détails
Le côté exclusif des Beach Races tient d’abord aux machines admises. Leur âge, leurs pièces, leur silhouette et la cohérence de leur préparation comptent. Une moto ne gagne pas sa place au départ simplement parce qu’elle a l’air ancienne.
Il faut cependant regarder le règlement de chaque événement : « avant 1934 » n’est pas une règle commune à toutes les Beach Races. À Rømø, les exigences 2026 imposent notamment une apparence et des composants majeurs ou liés à la performance conformes à l’époque, pas plus récents que 1947. Cette sélection protège une identité mécanique précise. Voir le règlement officiel de Rømø.
Pour le spectateur, c’est aussi ce qui fait l’intérêt du rendez-vous : des différences de préparation qu’on peut observer, des moteurs qu’on peut entendre et des histoires qu’on peut comprendre en regardant une machine de près.
Chris McGregor : un homme, une WLA et le numéro 1188
Dans son entretien publié par Ivo pour Imagefactory Studio, Chris se présente comme un Américain qui entretient, répare et personnalise des bus. Sa moto est une Harley-Davidson WLA de 1942, initialement destinée à l’armée américaine. Il raconte l’avoir modifiée et réglée pour chercher chaque gain de vitesse possible.
Son numéro 1188 renvoie aux as et aux huit de la « dead man’s hand », la main associée à Wild Bill Hickok. Pour Chris, cette référence parle surtout de choix : prendre le risque de partir, traverser les océans et rencontrer d’autres passionnés sur des plages lointaines. Lire son témoignage dans « Speed Is My Religion ».


Rømø 2026 : les résultats de Chris
Le classement officiel du Rømø Motor Festival 2026 donne les repères suivants pour Chris McGregor :
| Numéro | 1188 |
|---|---|
| Machine enregistrée | Harley-Davidson WLA 45 de 1942, moteur flathead |
| Position affichée | 18e |
| Meilleure vitesse affichée | 79,8 km/h |
| Plateau moto | 56 engagés, 51 chronométrés |
Ces chiffres correspondent au classement des motos par meilleure vitesse publié par l’organisateur. Ils ne constituent pas un titre de catégorie ni un palmarès de victoires en duels. Sur un huitième de mile de sable, ils donnent un repère concret sur cette sortie de la WLA.
Des plages européennes à une histoire qui se poursuit
Le lien de Chris avec ces courses européennes remonte au moins à 2019. Un reportage d’American Rider consacré à la première Normandy Beach Race raconte sa participation à Ouistreham, après Rømø, avec sa WLA et l’aide de Steffen Gödecke de Harley-Davidson Hamburg. Ce récit documente une participation et une aventure humaine ; il ne donne pas un classement permettant d’annoncer une victoire.

Pourquoi Hold Fast est à sa place ici
Nous soutenons Chris parce que cette façon de vivre la moto rejoint l’esprit Hold Fast : le goût des machines anciennes, du travail manuel, des pièces qui durent et des rencontres qui donnent envie de reprendre la route. Le style se nourrit de ce vécu. Il accompagne les heures à l’atelier, les trajets et les rendez-vous entre passionnés.
Les images d’Ivo permettent de regarder cette culture à hauteur d’homme : le pilote, sa machine, les gestes autour du moteur. C’est ce que nous voulons raconter chez School of Cool. Suivre Chris, comprendre sa préparation et garder une trace précise de ses courses.
Rendez-vous sur le sable. Hold Fast.
À découvrir aussi : notre dossier consacré aux Sand Flat’s au Japon et le pantalon prisonnier Hold Fast.
Les pièces Hold Fast portées par Chris
Du denim au cuir, voici les vêtements et les gants Hold Fast que Chris porte au fil de ses compétitions.
Les fiches produit s’ouvrent dans un nouvel onglet.
Pantalon prisonnier denim Hold Fast 16 ozVoir le produit
Pantalon cuir prisonnier Hold Fast CayenneVoir le produit
Gants Hold Fast Boardtrack rougesVoir le produit
Gants Hold Fast 1971 Le Mans blancsVoir le produit
Gants Tattoo noirs Hold FastVoir le produit
Gants Tattoo blancs Hold FastVoir le produit
Pullover Vintage Racer Hold FastVoir le produit
Pullover à capuche noir Hold FastVoir le produit














